Lamine Yamal brandit le drapeau palestinien lors du défilé du titre de Barcelone
« Ça, je n'aime pas ça normalement » — voilà comment Hansi Flick a commencé sa réponse lorsqu'on l'a interrogé sur le fait que Lamine Yamal ait brandi un drapeau palestinien lors du défilé du titre de La Liga de Barcelone lundi. Pas vraiment un soutien enthousiaste de la part de l'entraîneur, mais il s'est bien gardé de le condamner.
« J'ai parlé avec lui. Je lui ai dit que s'il voulait faire ça, c'était sa décision. Il est assez grand. Il a 18 ans. » L'entraîneur trace ainsi une ligne : les décisions footballistiques relèvent de son domaine, l'expression politique est l'affaire personnelle du joueur.
Yamal a tenu le drapeau alors que le bus à impériale de Barcelone traversait les rues devant environ 750 000 personnes. Il a ensuite publié des photos du moment sur Instagram, montrant clairement que ce n'était ni accidentel ni ambigu. C'était une déclaration.
Plus qu'un simple moment de parade
Le contexte compte. Les manifestations mondiales concernant la situation humanitaire à Gaza se sont infiltrées dans le sport depuis des mois — football, cyclisme, basket-ball. Le geste de Yamal s'inscrit dans ce contexte, pas dans le vide. À 18 ans, déjà considéré comme le joueur le plus susceptible d'hériter de l'ère Messi-Ronaldo, tout ce qu'il fait a du poids. C'est le prix à payer quand on est aussi bon, aussi jeune et aussi visible.
Flick a précisé que sa propre priorité était les célébrations elles-mêmes. « Nous jouons au football pour rendre les gens heureux. C'est pour moi la première chose que nous devons faire. » Il ne voulait pas que ce moment éclipse le titre. C'est compréhensible — Barcelone vient de remporter deux titres consécutifs de La Liga sous sa direction. C'est l'histoire footballistique qu'il veut raconter.
Mais l'histoire de Yamal est déjà plus grande qu'une seule saison. Il devrait être l'un des visages de la Coupe du Monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le drapeau palestinien le suivra dans cette conversation, que le monde du football l'apprécie ou non.
Flick a dit ce qu'il avait à dire en privé. Yamal a fait valoir son point de vue publiquement. Aucun des deux hommes ne recule — ils opèrent simplement sur des terrains différents.