Coupe du Monde 2026 Groupe G : Iran, Belgique, Égypte et Nouvelle-Zélande

La Belgique a battu les États-Unis 5-2 sur le sol américain en mars. C'est la réalité compétitive du Groupe G — et tout le reste autour relève de quelque chose de bien plus difficile à quantifier.

L'Iran se prépare à disputer une Coupe du Monde sur le territoire d'un pays avec lequel il est actuellement en guerre. Ce n'est pas une exagération. C'est la situation. La FIFA a confirmé que les matchs se dérouleront comme prévu, rejetant la demande rapportée de l'Iran de déplacer ses rencontres de phase de groupes au Mexique. Ainsi, l'équipe Melli s'entraînera à Tucson, en Arizona, ouvrira le tournoi contre la Nouvelle-Zélande à Inglewood, et tout cela alors que la température politique entre Téhéran et Washington se situe quelque part entre volatile et explosive.

La situation de l'Iran est sans précédent dans ce tournoi

Avant un match amical contre le Nigeria en mars, les joueurs iraniens ont brandi des sacs à dos roses et violets pendant l'hymne national — un hommage aux victimes d'une frappe de missile sur une école élémentaire le 28 février. Les preuves pointent vers un missile américain. Cette image, ce geste, va suivre cette équipe à chaque conférence de presse et cérémonie d'avant-match jusqu'à leur élimination.

Il y a aussi la question du match du 26 juin contre l'Égypte à Seattle — le même week-end que les événements de la Pride dans la ville. La FIFA l'a désigné comme le « Match de la Pride ». L'Iran et l'Égypte se sont formellement opposés pour des raisons religieuses et culturelles. L'Iran criminalise l'homosexualité avec des peines allant jusqu'à la mort. L'Égypte n'est pas loin derrière sur ce spectre. La FIFA est restée ferme. Le match est maintenu. Seattle se fera entendre.

Sur le plan sportif, l'Iran est classé 21e mondial et dirigé par l'ancien joueur Amir Ghalenoei, qui n'a perdu qu'un seul match lors des qualifications asiatiques. Le capitaine Mehdi Taremi compte 57 buts en 102 sélections internationales — il évolue actuellement à l'Olympiakos après des passages à Porto et à l'Inter Milan. Il s'agit de la quatrième Coupe du Monde consécutive de l'Iran, et de leur septième au total. Ils n'ont jamais franchi le stade des groupes. Rien dans ce groupe ne change cette trajectoire sur le papier.

La Belgique est l'équipe à battre — si elle reste en bonne santé

La Belgique de Rudi Garcia ouvre le 15 juin contre l'Égypte à Seattle. Ils sont la classe de ce groupe, un point c'est tout. Kevin De Bruyne — quatre Coupes du Monde, 36 buts en 117 sélections, actuellement à Naples après être récemment revenu d'une blessure à la cuisse — est le pilier. Jeremy Doku à Manchester City leur offre une dimension offensive que ni l'Égypte, ni la Nouvelle-Zélande, ni l'Iran ne peuvent égaler.

La réserve concerne Romelu Lukaku, écarté pendant des mois avec une blessure aux ischio-jambiers, sa disponibilité pour la Coupe du Monde étant véritablement incertaine. La Belgique avec Lukaku disponible et la Belgique sans lui sont des propositions sensiblement différentes en attaque. Leurs chances de terminer en tête du groupe se raccourcissent ou s'allongent considérablement selon sa forme physique dans les semaines à venir.

L'histoire de l'Égypte en Coupe du Monde n'est pas encourageante — trois participations, zéro victoire. Mohamed Salah est évidemment le titre principal, bien qu'il ait manqué le match nul vierge de l'Égypte contre l'Espagne en mars en raison d'un problème musculaire. L'intrigue la plus pressante : Salah a annoncé qu'il quittait Liverpool après neuf saisons, ce qui signifie que toute la période pré-tournoi sera consumée par les spéculations sur son transfert. Que ce soit une distraction ou une motivation reste véritablement inconnu.

  • Iran — Classé 21e, dirigé par Ghalenoei, capitaine Taremi (57 buts en 102 matchs). Ouvre contre la Nouvelle-Zélande à Inglewood.
  • Belgique — 15e Coupe du Monde, troisième place en 2018. De Bruyne en forme, statut de Lukaku incertain. Ouvre contre l'Égypte le 15 juin.
  • Égypte — Trois participations en Coupe du Monde, zéro victoire. Salah de retour de blessure, situation de club future non résolue.
  • Nouvelle-Zélande — Classée 85e. Le capitaine Chris Wood (45 buts internationaux) revient après cinq mois d'absence pour blessure.

La Nouvelle-Zélande est la chair à canon du groupe sur le papier — 85e mondial, aucun historique de dépassement du stade des groupes en 1982 ou 2010. Chris Wood porte l'attaque mais a passé cinq mois sur la touche avec Nottingham Forest et travaille encore à retrouver sa pleine forme. Les All Whites auront besoin que tout se passe bien juste pour grappiller un point.

La Belgique se qualifie. La deuxième place appartient à l'Égypte — à moins que la forme physique et la concentration de Salah ne soient compromises par le bruit autour de son départ de Liverpool. L'Iran portera plus de poids politique dans ce tournoi que n'importe quelle équipe depuis des décennies, et cela ne lui coûtera rien sur le plan footballistique de toute façon : ils n'ont jamais franchi le stade des groupes quelles que soient les circonstances.