Le camp de base de l'Iran pour la Coupe du Monde est prêt en Arizona malgré la guerre entre les États-Unis et l'Iran

Le camp de base de l'Iran pour la Coupe du Monde est prêt en Arizona malgré la guerre entre les États-Unis et l'Iran

« Nous les accueillons à bras ouverts. » C'est le message qui émane de Tucson, en Arizona — une ville qui s'affaire à arroser sa pelouse pour atteindre la hauteur réglementaire de la FIFA et à réserver des chambres d'hôtel pour une équipe de football dont le pays est en guerre avec la nation hôte du tournoi.

Le Kino Sports Complex est pleinement opérationnel en tant que base d'entraînement désignée de l'Iran pour la Coupe du Monde, avec 12 à 20 réunions de vérification FIFA par semaine, des bains glacés préparés, des salles de musculation prêtes et une sécurité renforcée. La directrice des installations, Sarah Hanna, est catégorique : « En ce qui nous concerne, c'est confirmé à 100 %, et ça ne l'a jamais été autrement. »

Cette confiance mérite d'être saluée, car le contexte est véritablement complexe.

Guerre, blocus et un tweet de Trump

L'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran a commencé le 28 février. L'Iran a riposté par des frappes contre Israël, des bases militaires américaines au Moyen-Orient et des infrastructures énergétiques. Un cessez-le-feu est en place depuis un mois, mais l'Iran a effectivement fermé le détroit d'Ormuz et les États-Unis ont imposé un blocus naval sur les ports iraniens. Dire que c'est « résolu » serait généreux.

Dans ce contexte, Trump a publié en mars que si les joueurs iraniens étaient « les bienvenus », il pourrait ne pas être « approprié » pour leur « propre vie et sécurité ». Le président de la fédération iranienne de football a riposté vendredi dernier en confirmant la participation — mais en y joignant une liste de demandes concernant les visas et le traitement du personnel.

De son côté, la FIFA a insisté pour que le tournoi se déroule comme prévu. C'est leur seule véritable option. Retirer l'Iran créerait un précédent qui hanterait chaque future Coupe du Monde organisée sur un territoire politiquement complexe — ce qui représente la plupart d'entre elles.

Le groupe G et les enjeux sur le terrain

Si l'Iran parvient à fouler le terrain, il ouvrira contre la Nouvelle-Zélande le 15 juin à Los Angeles, affrontera la Belgique six jours plus tard dans la même ville, puis clôturera le groupe G contre l'Égypte le 21 juin à Seattle. C'est un groupe avec une voie praticable — la Nouvelle-Zélande et l'Égypte représentent des matchs gagnables — mais la Belgique ajoute une véritable qualité à l'équation.

L'incertitude autour de la participation de l'Iran rend les marchés du groupe G véritablement difficiles à évaluer actuellement. Une équipe qui s'entraîne dans ces conditions, potentiellement confrontée à des complications de visa et à une pression politique jusqu'au tournoi, n'est pas une équipe opérant à pleine capacité psychologique. Cela compte lorsque les marges sont aussi serrées.

Jon Pearlman, président du FC Tucson, l'a dit simplement : « Nous croyons que le jeu est quelque chose qui rassemble les nations, pas qui les divise. » Un beau sentiment. La liste de demandes de la fédération iranienne de football suggère qu'ils ne sont pas encore convaincus que le sentiment correspond à la réalité.