Trump ne paiera pas non plus les billets à 1000$ de la Coupe du Monde

Trump ne paiera pas non plus les billets à 1000$ de la Coupe du Monde

« J'aimerais certainement y être, mais je ne le paierais pas non plus, pour être honnête avec vous. » C'est Donald Trump, milliardaire autoproclamé et actuel président des États-Unis, qui confie au New York Post qu'il ne peut pas se permettre d'assister aux matchs de sa propre équipe nationale lors de la Coupe du Monde 2026. Quand celui qui accueille le tournoi refuse d'acheter un billet, la FIFA a un vrai problème.

Le prix d'entrée pour le match d'ouverture de l'équipe américaine contre le Paraguay en Californie du Sud le 12 juin s'élève à environ 1000$. La finale au MetLife Stadium afficherait des prix allant jusqu'à 6000$. Pour un tournoi censé développer le football en Amérique, ces chiffres produisent l'effet inverse — ils excluent des stades la véritable base de supporters du sport.

La défense d'Infantino ne tient pas

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a tenté de justifier ces prix en affirmant qu'on ne peut pas assister à un match de football universitaire aux États-Unis pour moins de 300$. Ce serait un argument plus solide s'il était vrai. Plusieurs matchs des College Football Playoffs sur sites neutres étaient disponibles bien en dessous de 100$ au tarif facial, et les plus chers atteignaient 219$ — pas vraiment comparable à un droit d'entrée à quatre chiffres pour un match de phase de groupes.

Manipuler les supporters pour leur faire accepter des prix gonflés comme normaux est une mauvaise stratégie, et c'est encore pire quand la critique vient de la Maison Blanche.

L'arrivée du tournoi sur le sol américain est véritablement significative — la première fois que l'Amérique accueille la compétition depuis 1994, et une chance de convertir une génération de suiveurs occasionnels en supporters engagés. Mais cette conversion ne se produit pas depuis un canapé dans un bar sportif parce que les billets coûtent le même prix qu'un vol transatlantique.

Ce que cela signifie pour l'héritage du tournoi

Le véritable risque ici n'est pas seulement la mauvaise presse. C'est une ambiance vide. Ce sont des matchs dans des stades NFL de 90 000 places avec des groupes de supporters en déplacement et des rangées de sièges invendus parce que les supporters locaux n'ont pas pu justifier la dépense. Cette image suivrait cette Coupe du Monde pendant des décennies.

Quiconque parie sur les cotes de l'équipe américaine ou les marchés directs du tournoi devrait noter que le soutien à domicile — véritablement l'un des avantages les plus tangibles lors d'une Coupe du Monde — pourrait être bien plus faible que ne le suggère le récit de la nation hôte. Une barrière à 1000$ ne crée pas une foule locale. Elle crée du ressentiment.

Trump dit qu'il regardera depuis chez lui. Des millions d'Américains le rejoindront.