Infantino confirme sa candidature à la réélection FIFA 2027 avec un soutien massif

Infantino confirme sa candidature à la réélection FIFA 2027 avec un soutien massif

Gianni Infantino a confirmé ce que tout le monde soupçonnait déjà : il brigue un nouveau mandat en tant que président de la FIFA. Il l'a officialisé lors du Congrès de la FIFA à Vancouver jeudi, concluant un long discours en annonçant aux responsables du football réunis dans la salle qu'il serait candidat en 2027. La plupart d'entre eux ont applaudi.

À ce moment-là, le résultat était déjà joué d'avance. La Confédération Africaine de Football (54 membres), la Confédération Asiatique de Football (46 membres FIFA) et la CONMEBOL (10 membres) avaient tous publiquement soutenu sa réélection avant même qu'Infantino n'annonce formellement sa candidature. Cela représente 110 voix acquises avant même qu'un seul candidat rival ne se soit manifesté.

Le calcul est simple — et ce n'est même pas serré

La FIFA fonctionne selon le principe une nation, une voix. Il y a 211 associations membres. Il faut une majorité. Infantino a déjà bien plus de la moitié de la salle dans sa poche, alors que la période électorale vient tout juste de s'ouvrir jeudi. La date limite pour les candidats rivaux n'est que le 18 novembre, et le vote effectif n'aura lieu que le 18 mars 2027, lors du Congrès de la FIFA à Rabat, au Maroc.

Il s'est présenté sans opposition en 2019 et en 2023. La trajectoire ici est évidente.

L'argument d'Infantino auprès des membres est financier — et ça marche. Il a promis 2,7 milliards de dollars de distributions aux fédérations membres de la FIFA sur le prochain cycle de quatre ans, soit une augmentation de 20% par rapport à la période précédente. Chaque association a déjà reçu un montant de base de 8 millions de dollars entre 2023 et 2026. Pour les petites fédérations qui dépendent réellement de l'argent de la FIFA pour fonctionner, ce n'est pas quelque chose contre lequel elles vont voter.

« L'argent de la FIFA est votre argent », a-t-il déclaré à l'assemblée — une phrase qu'il a utilisée pour la première fois lorsqu'il a remporté la présidence en 2016. Elle a de nouveau fait mouche.

La question des limites de mandat que la FIFA a discrètement enterrée

Les statuts de la FIFA limitent les présidents à trois mandats. Certains ont fait valoir que cela faisait de celui-ci le dernier cycle d'Infantino. Mais à la veille de la finale de la Coupe du Monde 2022, Infantino a annoncé qu'il avait été « clarifié » que son premier mandat — de 2016 à 2019 — ne comptait pas comme un mandat complet car ce n'était pas un cycle complet de quatre ans. Cette interprétation a ouvert la voie à une quatrième candidature, et à un total potentiel de 15 ans à la tête du football mondial.

C'est le genre de gouvernance qui suscite des plaintes éthiques — FairSquare en a déposé une — et des critiques constantes de la part des fédérations européennes et de l'UEFA. La colère des supporters concernant les prix des billets de la Coupe du Monde, ses éloges dithyrambiques envers Donald Trump, et l'orientation générale du sport sous sa direction sont des points de friction réguliers. Rien de tout cela ne change la donne dans cette salle de congrès.

  • CAF (Afrique) : 54 associations membres, soutien unanime confirmé
  • AFC (Asie) : 46 membres FIFA, soutien unanime du comité exécutif
  • CONMEBOL (Amérique du Sud) : 10 membres, soutien confirmé plus tôt ce mois-ci

L'UEFA et la CONCACAF ne se sont pas prononcées — et Infantino n'a pas besoin d'elles. « La FIFA compte 211 membres, et les 211 sont égaux », a-t-il déclaré jeudi. Cette phrase n'est pas qu'une simple rhétorique. C'est la réalité structurelle qui a maintenu trois présidents consécutifs de la FIFA au pouvoir pendant des décennies.

Le communiqué de la CAF l'a dit clairement : 54 associations membres « ont unanimement accepté de soutenir Gianni Infantino pour qu'il soit réélu président de la FIFA pour la période 2027-2031 ». Sans réserve, sans condition.

L'élection est dans 22 mois. Elle est peut-être déjà terminée.